Camille DUWA
Travail du Martin-Schongauer-Gymnasium Breisach
Classe : 9. bilingue (3ème bilingue)
Enseignante : Wiebke Becker
Courte biographie
Camille Duwa naît en 1918 dans une famille modeste de viticulteurs à Zellenberg, au nord de Colmar. Il est le deuxième d’une fratrie de quatre enfants. Jean-Jacques Duwa est son frère cadet. À la mort de son père, Camille, qui a alors 12 ans, commence à travailler avec sa famille dans les vignes.
Lorsque la guerre éclate, en septembre 1939, il effectue son service militaire à Chaumont. Lors de « la guerre éclair », son régiment combat sur le front. Après l’armistice du 22 juin 1940, Camille ne rentre pas en Alsace alors de facto annexée. Devenir citoyen allemand aurait été comme une deuxième capitulation pour lui.
Il s’engage alors comme soldat français en zone libre, près de Lyon, où il apprend l’existence d’un réseau de résistance autour du général De Gaulle. Il rejoint la Tunisie en octobre 1941, où il travaille d’abord dans l’agriculture et participe à des exercices clandestins. Après le débarquement des Alliés au Maroc et en Algérie en novembre 1942, Camille s’engage dans le régiment d’artillerie d’Afrique. Avec son frère Jean-Jacques, qui s’est engagé par hasard dans le même régiment que lui, il participe à la campagne de Tunisie.
Après la victoire des Alliés sur les forces de l’Axe, leur régiment est stationné pendant plus d’un an au Maroc en attendant la libération de la France. Les deux frères débarquent en Provence un mois après la libération de Paris, en septembre 1944.
Pendant l’hiver 1944/45, ils participent aux combats dans les Vosges puis à ceux de la poche de Colmar. Le 20 janvier 1945, Camille arrive à Zellenberg libéré depuis un mois. Il apprend que sa famille s’est réfugiée, comme les autres habitants, dans une cave. Après six ans d’absence, il revoit enfin ses proches et donne des nouvelles de son frère.
Camille et Jean-Jacques traversent le Rhin avec leur division le 1er avril 1945.
Après la capitulation de l’Allemagne, Camille fait partie des troupes d’occupation en Allemagne, puis en Alsace en tant que chef d’un camp de prisonniers allemands, jusqu’à sa démobilisation le 21 août 1945.